Notre équipe de Nationale V en 2002/2003

Les compétitions de 2000 à 2010

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Nationale 5 - Saison 2002 - 2003

Le capitaine tout au long de la saison : Laurent Gagnepain

Ronde 1 (Tour Blanche 6 - 0 Ouvertures)

Nous partions largement favoris sur le papier, mais dans ce genre de situation il est préférable de se méfier. Nos pressentiments favorables devaient néanmoins se vérifier, puisque les abandons de nos adversaires se succédèrent les uns à la suite des autres… Résultat, un gain net et sans appel 6-0, et toute l’équipe au bar à 18h, pour savourer la tournée offerte par le capitaine !

  • 1er échiquier : Dominique nous a vraiment déçu, en mettant plus de 2h30 pour venir à bout de son adversaire, alors que toute l’équipe attendait pour aller prendre un demi. En fait il gagne une pièce au 10ième coup ; son adversaire, bien que n’ayant aucun contre-jeu, continue la partie et attend que toutes les pièces s’échangent pour coucher son roi.

  • 2ème échiquier : Stéphane joue une nouvelle variante de la Pirc, et lance tranquillement une attaque sur le roque adverse. Il sacrifie a tempo un fou sur h3, et s’assure le gain face à son adversaire qui aura attendu le dernier moment pour voir la menace. Il était alors trop tard…

  • 3ème échiquier : Sylvain joue contre la bête noire de Stéphane en tournoi : une fillette. Il ne se laisse pas déconcentrer, joue une partie positionnelle solide, et pique un cavalier en profitant d’une saute d’attention. La partie est alors pliée. Une victoire, donc, pour son premier match sous nos couleurs.

  • 4ème échiquier : Mon adversaire, un minot, inscrit « 1.c4 » sur sa feuille de partie et joue… f4 !!!! Amusé, je joue e5 pour partir dans un gambit From éminemment sympathique. Il se rend alors compte de sa méprise et semble démoralisé, bien que je tente de le rassurer en lui expliquant que f4 est un début tout à fait honorable. Il panique, lâche deux pièces et abandonne au 9ième coup et 20 minutes de jeu.

  • 5ème échiquier : Francisco, jamais inquiété dans la partie, étouffe peu à peu son adversaire et gagne la qualité… puis une autre ! La finale paire de tours contre paire de fous est sans espoir pour son adversaire.

  • 6ème échiquier : Christian s ‘amuse comme un chat avec une souris, en emmenant le roi blanc jusqu’en … c7 !, pour le mater sans difficulté. Victoire tranquille pour ce premier match avec la Tour Blanche.

Ronde 2 (Lutèces A 0 - 6 Tour Blanche)

Bis répétita ! Nouvelle victoire 6-0 pour l'équipe, ce qui est excellent pour notre classement, mais moins pour mon porte-monnaie : à chaque fois, je dois payer la tournée du capitaine… Il nous reste maintenant à confirmer lors de la troisième ronde, contre un adversaire qui s'avère des plus coriaces. Un seul mot d'ordre : gagner !

  • 1er échiquier : Stéphane joue tranquillement une Pirc contre un adversaire un peu naïf qui accepte un sacrifice de pion de notre premier échiquier, sans voir que cela lui condamne un cavalier… Il reste alors à gérer la partie, et Stéphane n'a que l'embarras du choix pour exploiter son avantage matériel et positionnel. L'abandon de son partenaire ne se fait guère attendre.

  • 2ème échiquier : Sylvain, heureux et épanoui, s'amuse comme un petit fou face à un minot qui commet une petite imprécision théorique dans la Slave.La partie, ou du moins les quelques 19 coups qui la composent, est consacrée à l'exploitation inhumaine et sans pitié de cette faiblesse ; l'adversaire de Sylvain couche son Roi après une heure de jeu.

  • 3ème échiquier : Nous rentrons dans un Caro-Khan classique, ce qui est certainement la variante la plus chiante de cette défense. Nous récitons les 20 premiers coups, ce qui nous permet d'arriver à un milieu de jeu assommant et très positionnel. Mon adversaire commet une petite imprécision qui me permet de passer en finale très légèrement favorable. Cette dernière, avec cavalier et 4 pions pour moi contre cavalier et 3 pions, doit néanmoins être annulable pour les blancs avec un jeu précis. Cependant, mon adversaire craque après 5h15 de jeu et me laisse le gain.

  • 4ème échiquier : Christophe est confronté à une défense anglaise (1. e4 g6) qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam mais ne se laisse pas démonter pour autant.Il profite d'une imprécision de son adversaire pour gagner une pièce, et conservera cet avantage jusqu'à la fin. La finale deux tours et fou contre deux tours n'offrant aucun contre jeu, l'adversaire de Christophe abandonne

  • 5ème échiquier : Francisco, une nouvelle fois jamais inquiété dans la partie, étouffe peu à peu son adversaire et lui démolit son aile-roi. Il gagne une quantité ahurissante de matériel en quelques coups (comment, je n'en sais rien, toujours est-il qu'en 3 min la situation passe de dame-cavalier-tour des deux cotés à cavalier-tour contre rien !!). Victoire sans problème, donc.

  • 6ème échiquier : La partie la plus baroque de la journée. L'adversaire de Roger lui offre un cavalier, mais vraiment ce qui s'appelle offrir, puis .lance une attaque douteuse sur l'aile-roi en balançant les pions. Roger prend la menace très au sérieux, défend avec acharnement (était-ce nécessaire ?) et profite d'un nouveau cadeau de l'adversaire pour manger une tour. Un point, donc…

Ronde 3 (Tour Blanche 3 - 1 Paris St Lazare)

Troisième victoire d'affilée pour l'équipe, avec pourtant un grand regret : la première défaite enregistrée sur un échiquier depuis le début de la saison. Le vilain petit canard fautif s'appelle Francisco… Dominique, avec le franc-parler et la finesse qui le caractérise tout entier, émet cette sentence : " Tu mériterais de te faire sodomiser ! ". Cléments, nous commuons la peine en l'obligation de payer la tournée générale à l'équipe…La quatrième ronde s'annonce cruciale, avec le déplacement contre JEEN, meilleure équipe du groupe sur le papier. Une stratégie très fine sera appliquée : " gagner sur tous les échiquiers ! "

  • 1er échiquier : Sylvain se retrouve confronté à une est-indienne qu'il affronte en choisissant la ligne g3. Tout cela transpose bientôt dans une sicilienne Dragon, et bien vite notre camarade doit céder un pion puis un autre (il aime se faire peur). Heureusement le milieu de jeu s'équilibre, la position avec dames et fous de couleur opposés est nulle.

  • 2ème échiquier : Stéphane joue contre le fameux début Orang-Outang 1. b4. Il déploie calmement son jeu et réalise une partie solide. La finale fou contre cavalier qui s'ensuit lui est cependant légèrement défavorable, mais le représentant de Paris Saint Lazare accepte la nulle .

  • 3ème échiquier : Mon adversaire prépare une attaque sur l'aile roi après une petite imprécision théorique, et omet de mettre son roi à l'abri. Je stoppe facilement ses velléités offensives, et le reste pourrait s'appeler " comment profiter de la faiblesse d'un roi au centre alors que les lignes ne demandent qu'à s'ouvrir ". Mon adversaire abandonne après 30 coups et 1h40 de jeu.

  • 4ème échiquier : Christophe domine l'ensemble de la partie, bien qu'étant plus mal au temps. Il pense un moment à proposer la nulle, mais oublie bien vite cette idée et gagne une pièce. La mise à mort effectuée avec deux dames noires sur l'échiquier est rigolote comme tout.

  • 5ème échiquier : Christian joue tranquillement une Anglaise, et profite d'un sacrifice foireux de son adversaire pour croquer une tour. Le reste n'est plus que de la littérature !

  • 6ème échiquier : Francisco avec une qualité de plus, fait une défense approximative face à deux pions passés-liés et est obligé de sacrifier une de ces deux tours... Dommage que notre joueur haut en couleur ait été malade!!(mais il n'a pas perdu sa journée, il a récupéré une téloche sur le trottoir)

Ronde 4 (JEEN A 5 - 1 Tour Blanche)

Nous rencontrions JEEN A, sans conteste la meilleure équipe sur le papier… et meilleure équipe tout court de ce groupe, comme nous avons pu le constater ! Bien que ne disposant que de 200 points élo d'avance sur nous et sur tous les échiquiers- ce qui est négligeable compte-tenu de la valeur de notre effectif(Bon faut bien se consoler, non ?) , ils parvinrent à nous battre sur un score sans appel, bien qu'au niveau des parties ce soit moins clair.Notons la brillante victoire de Tiou pour sa première apparition en N5… Deux écoles s'affrontent à ce propos : " il nous a porté la poisse " ou " il a sauvé l'honneur de l'équipe "!

  • 1er échiquier : L'adversaire de Stéphane arrive avec 30 minutes de retard… Stéphane joue tranquillement et grignote une autre demi-heure à son adversaire dans l'ouverture. Alors qu'il ne reste plus que 4 minutes à ce dernier pour jouer 15 coups, Stéphane choisit la seule variante perdante et se fait mater !! L'équipe accuse le choc.

  • 2ème échiquier : Sylvain est confronté au gambit ?? et développe tranquillement son jeu. Comme à son habitude il se fait des frayeurs et laisse son adversaire attaquer violemment sur l'aile roi. Il ne s'en sortira cette fois-ci pas indemne, et doit coucher son roi pour la première fois de sa carrière.

  • 3ème échiquier : Christophe joue une hollandaise, ouverture qu'il adopte depuis peu. Notre camarade choisit une ligne catastrophique sur le coup 4. Fg5 et sort de l'ouverture avec une position resserrée et un retard énorme de développement ; la partie est d'ores et déjà

  • 4ème échiquier : Je joue avec les blancs une partie tranquille, où j'adopte un développement et un plan classique pour les blancs. Les noirs font de même, avant de commettre une petite imprécision qui me permet de passer en finale légèrement favorable au bout de quatre heures de jeu. Hélas je gère très très mal mon pion passé isolé qui de fort devient faible, je le perds et la partie avec !

  • 5ème échiquier : Christian et son adversaire jouent une partie assez rock and roll sur un début Bird. Le milieu de jeu est assez confus, la partie est ouverte, mais Christophe craque après plus 4 heures de jeu en pariant sur une jolie combinette mais il ne voit pas un mat en deux coups de son adversaire.

  • 6ème échiquier : Tiou prend assez vite l'avantage et le conserve durablement ; il lance dans le milieu de partie une attaque intéressante sur l'aile roi, en donnant une pièce pour trois pions. La finale qui s'ensuit ne fait guère de doute, et au bout de 5h30 de jeu il remporte la partie, confirmant le proverbe : " Un Tiou vaut mieux que deux tu l'auras ".